Pour soigner une pubalgie, il ne suffit généralement pas d’attendre que la douleur disparaisse. La prise en charge doit être adaptée à la structure concernée, au niveau de douleur, au sport pratiqué et aux facteurs ayant favorisé la blessure. Elle associe le plus souvent une réduction temporaire des activités douloureuses, une rééducation progressive et un retour contrôlé aux mouvements sportifs.
La pubalgie peut concerner les adducteurs, la symphyse pubienne, la paroi abdominale, les muscles du bassin ou la hanche. Il est donc important d’obtenir un diagnostic médical avant de commencer des exercices, d’utiliser un appareil d’électrostimulation ou de reprendre le sport.
Les informations ci-dessous présentent les grandes étapes habituellement utilisées dans la prise en charge d’une douleur pubienne. Elles ne remplacent pas une consultation avec un médecin, un kinésithérapeute ou un professionnel de santé.
Peut-on guérir d'une pubalgie ?
Dans de nombreux cas, une pubalgie évolue favorablement grâce à un traitement conservateur, c’est-à-dire sans intervention chirurgicale. La récupération demande toutefois de la régularité et une progression adaptée.
Le temps nécessaire varie selon :
- La structure à l’origine des douleurs ;
- L’ancienneté de la pathologie ;
- Le niveau d’irritation des adducteurs ou de la région pubienne ;
- La charge sportive habituelle ;
- Les éventuelles pathologies associées de la hanche ;
- La qualité de la rééducation ;
- Et la capacité à modifier les facteurs déclenchants.
Une pubalgie récente, prise en charge rapidement, peut parfois s’améliorer en quelques semaines. Une douleur ancienne ou impliquant plusieurs structures peut nécessiter plusieurs mois de travail avant une reprise sportive complète.
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Les premières mesures pour soigner une pubalgie
Faut-il arrêter le sport en cas de pubalgie ?
Un arrêt total et prolongé n’est pas systématiquement nécessaire. Le plus souvent, la première phase repose sur un repos relatif.
Le principe consiste à réduire ou suspendre temporairement les mouvements qui augmentent nettement la douleur, par exemple :
- Les frappes de balle ;
- Les sprints ;
- Les changements de direction ;
- Les déplacements latéraux rapides ;
- Les sauts ;
- Certains exercices abdominaux ;
- Ou les étirements intenses des adducteurs.
Une activité indolore ou peu douloureuse peut parfois être maintenue, selon les conseils du médecin ou du kiné. Le vélo doux, la marche ou certains exercices du haut du corps peuvent être envisagés lorsqu’ils ne réveillent pas les symptômes.
Le niveau acceptable de douleur doit être défini avec le professionnel qui suit le patient. Continuer à s’entraîner en ignorant une douleur croissante risque de prolonger la blessure.
Comment soulager la douleur pendant la phase initiale ?
Adapter les activités
La mesure la plus importante consiste à supprimer temporairement les efforts qui entretiennent la douleur. Cela ne signifie pas nécessairement rester immobile, mais ajuster le volume et l’intensité de l’activité.
Utiliser le froid avec prudence
L’application de froid peut procurer un soulagement temporaire après une activité douloureuse. Une poche froide doit être enveloppée dans un tissu et ne doit pas être appliquée directement sur la peau.
Le froid ne traite toutefois pas la cause de la pubalgie. Il peut uniquement être utilisé comme moyen complémentaire de gestion des symptômes.
Demander conseil avant de prendre un médicament
Des antalgiques ou des anti-inflammatoires peuvent parfois être proposés par un médecin ou un pharmacien. Leur utilisation dépend du profil du patient, de ses antécédents et de la nature de la douleur.
Il est déconseillé de prendre un traitement médicamenteux uniquement pour masquer la douleur et poursuivre les entraînements au même niveau.
La rééducation, au cœur du traitement
La kinésithérapie pour traiter une pubalgie
La kinésithérapie occupe une place centrale dans le traitement de nombreuses pubalgies. Elle vise à restaurer progressivement la capacité des tissus à supporter les contraintes sportives.
Le programme de rééducation peut comprendre :
- Un travail progressif des adducteurs ;
- Le renforcement des abdominaux et du tronc ;
- Le renforcement des fessiers ;
- Des exercices de stabilité du bassin ;
- Un travail de mobilité de la hanche ;
- Une correction des mouvements douloureux ;
- Une reprise graduelle de la course ;
- Puis des exercices spécifiques au sport pratiqué.
La progression doit être personnalisée. Des exercices trop faciles ne permettent pas toujours de préparer le sportif à son niveau habituel, tandis qu’une charge trop importante peut relancer les douleurs.
Quels exercices réaliser pour soigner une pubalgie ?
Il n’existe pas une liste d’exercices valable pour toutes les formes de pubalgie. Les mouvements doivent être choisis selon le diagnostic, la phase de récupération et la réaction du patient.
Phase 1 : contractions isométriques des adducteurs
Les exercices isométriques consistent à contracter un muscle sans produire de grand mouvement. Ils peuvent être utilisés au début de la rééducation lorsque les mouvements dynamiques sont encore sensibles.
Un exercice fréquent consiste à placer un ballon souple ou un coussin entre les genoux, puis à exercer une pression progressive. La contraction doit rester contrôlée et ne pas provoquer une nette augmentation de la douleur.
Le nombre de répétitions, la durée des contractions et l’intensité doivent être déterminés avec le kinésithérapeute.
Phase 2 : renforcement progressif des adducteurs
Lorsque la première phase est bien tolérée, la rééducation évolue vers des exercices dynamiques. Ils permettent de travailler les adducteurs sur différentes amplitudes et avec une résistance progressivement plus importante.
Le professionnel peut utiliser :
- Des bandes élastiques ;
- Des poulies ;
- Le poids du corps ;
- Des exercices en appui unipodal ;
- Ou des variantes progressives de gainage latéral.
Les exercices difficiles, comme certaines variantes du Copenhagen plank, ne doivent pas être introduits trop tôt. Une exécution incorrecte ou une charge excessive peut augmenter les contraintes sur la région pubienne.
Phase 3 : renforcement des abdominaux et du tronc
Les abdominaux contribuent à la stabilité du bassin et à la transmission des forces entre le haut et le bas du corps. Le travail ne doit pas se limiter aux flexions répétées du buste.
La rééducation peut inclure :
- Des exercices de gainage adaptés ;
- Des mouvements anti-rotation ;
- Du contrôle lombo-pelvien ;
- Des exercices respiratoires et de stabilité ;
- Un travail coordonné des abdominaux et des fessiers.
Certains exercices abdominaux peuvent provoquer une douleur lorsqu’une atteinte de la paroi abdominale est présente. Ils doivent alors être modifiés.
Phase 4 : travail des fessiers et de la hanche
Les muscles fessiers participent au contrôle du bassin, de la cuisse et du genou. Leur renforcement peut réduire les compensations exercées sur les adducteurs.
Le programme peut comprendre des ponts, des mouvements avec élastique, des squats adaptés, des fentes ou des exercices en appui sur un pied.
La mobilité de la hanche peut également être travaillée lorsqu’une limitation est identifiée. Il n’est cependant pas utile de forcer systématiquement les étirements sans avoir évalué la cause de cette limitation.
Phase 5 : course et mouvements spécifiques
La dernière partie de la rééducation prépare le sportif aux contraintes réelles de sa pratique :
- Course en ligne droite ;
- Accélérations progressives ;
- Freinages ;
- Changements de direction ;
- Sauts et réceptions ;
- Frappes de balle ;
- Opposition et situations de match.
La difficulté, la vitesse et le volume augmentent progressivement. Le sportif ne doit pas passer directement d’exercices de renforcement simples à une compétition complète.
Les traitements complémentaires
Faut-il étirer les adducteurs en cas de pubalgie ?
Les étirements ne doivent pas être automatiques. Dans une phase douloureuse, étirer fortement un tendon ou un muscle irrité peut augmenter les symptômes.
Des étirements doux peuvent être proposés lorsque le kiné identifie une raideur utile à corriger et lorsque le mouvement est bien toléré. Ils doivent rester progressifs et ne jamais être forcés.
Le traitement repose généralement davantage sur le renforcement et la gestion des contraintes que sur les seuls étirements.
L’électrostimulation peut-elle aider à soigner une pubalgie ?
L’électrostimulation peut être utilisée comme outil complémentaire dans certains programmes de rééducation. Selon le mode choisi, elle peut viser la stimulation musculaire ou la modulation temporaire de la douleur.
Elle ne remplace cependant ni le diagnostic, ni les exercices actifs, ni la reprise progressive des mouvements. Son intérêt dépend également de la phase de la pubalgie et des muscles ciblés.
Pour une utilisation sécurisée :
- Demandez conseil à un kinésithérapeute ou à un professionnel de santé ;
- Respectez les indications du fabricant de l’appareil ;
- N’appliquez pas les électrodes directement sur une zone présentant une lésion cutanée ;
- Respectez les contre-indications médicales ;
- Ne cherchez pas à masquer la douleur pour reprendre trop rapidement le sport.
Les appareils et produits d’électrostimulation peuvent accompagner le travail de récupération, mais le renforcement volontaire et les exercices fonctionnels restent indispensables pour retrouver le niveau sportif nécessaire.
Les massages et autres traitements passifs sont-ils efficaces ?
Les massages, la thérapie manuelle ou certaines techniques réalisées en cabinet peuvent diminuer temporairement une sensation de tension ou améliorer le confort.
Ces traitements passifs ne suffisent généralement pas lorsqu’ils sont utilisés seuls. Pour obtenir une amélioration durable, ils doivent être associés à une modification des contraintes et à une rééducation active.
D’autres techniques peuvent être proposées au cas par cas. Leur intérêt dépend du diagnostic et doit être évalué avec le médecin ou le kinésithérapeute.
Les traitements médicaux
Quand les infiltrations sont-elles envisagées ?
Une infiltration n’est pas le traitement de première intention de toutes les pubalgies. Elle peut être discutée dans certaines situations précises, après un diagnostic confirmé et lorsque la prise en charge conservatrice n’a pas donné le résultat attendu.
La décision appartient au médecin. Elle doit tenir compte de la structure ciblée, des bénéfices attendus et des risques éventuels.
Une opération est-elle parfois nécessaire ?
La chirurgie est généralement réservée aux pubalgies persistantes, associées à une atteinte précise et n’ayant pas suffisamment répondu à une prise en charge bien conduite.
Une intervention peut notamment être discutée en cas d’atteinte importante de la paroi abdominale ou d’une autre pathologie nécessitant un traitement chirurgical.
L’opération ne remplace pas la rééducation. Un programme de récupération reste nécessaire avant de reprendre une activité sportive complète.
Reprendre le sport après une pubalgie
Comment reprendre le sport après une pubalgie ?
La reprise doit être progressive et fondée sur des critères fonctionnels plutôt que sur une date fixe.
Avant de reprendre un entraînement complet, le sportif doit idéalement pouvoir :
- Marcher et monter les escaliers sans douleur significative ;
- Réaliser les exercices de renforcement prescrits ;
- Courir à différentes vitesses ;
- Accélérer et freiner ;
- Effectuer des changements de direction ;
- Reproduire les gestes spécifiques de son sport ;
- Récupérer sans augmentation durable des symptômes.
La reprise peut suivre plusieurs étapes :
- Activité cardiovasculaire légère ;
- Course lente en ligne droite ;
- Augmentation progressive de la durée et de la vitesse ;
- Changements de direction contrôlés ;
- Exercices avec ballon ou matériel ;
- Entraînement partiel avec l’équipe ;
- Entraînement complet ;
- Retour progressif à la compétition.
Une légère gêne peut parfois être tolérée dans certains protocoles, mais une douleur croissante pendant la séance ou persistante le lendemain indique que la charge doit être réévaluée.
Lors de la reprise après une pubalgie, certains sportifs choisissent de porter un vêtement compressif afin de bénéficier d'un meilleur maintien musculaire pendant les entraînements. Sans remplacer la rééducation ni les exercices prescrits par le kinésithérapeute, ces équipements peuvent contribuer à améliorer le confort, à soutenir les adducteurs et à limiter les sensations d'instabilité lors de la reprise des accélérations, changements de direction ou frappes de balle. Ils constituent un complément intéressant à un programme de récupération bien conduit.
Short X50 CoreShorts : accompagner la reprise des entraînements

Voir le Short X50 Coreshorts
Le Short X50 CoreShorts offre une compression intermédiaire destinée aux sportifs qui reprennent progressivement leur activité. Son maintien participe à la stabilisation du bassin et des muscles des adducteurs tout en laissant une grande liberté de mouvement. Il peut constituer un complément intéressant lors des premières séances de course, de renforcement ou de reprise spécifique après validation du professionnel de santé.
Leggings X50 CoreShorts : un maintien confortable pendant la rééducation active

Voir le Legging X50 Coreshorts
Le Leggings X50 CoreShorts associe une compression modérée à un maintien global des membres inférieurs. Il accompagne les séances de rééducation, de préparation physique ou les entraînements réalisés par temps frais, tout en favorisant le confort musculaire. Il s'adresse aux sportifs souhaitant reprendre progressivement leurs habitudes d'entraînement avec un soutien supplémentaire.
Short de compression croisée McDavid 8200R : soutenir les adducteurs lors de la reprise

Voir le Short de compression croisée
Le Short de compression croisée McDavid 8200R est conçu pour apporter un maintien ciblé au niveau de l'aine et des adducteurs grâce à sa technologie de compression croisée. Ce soutien peut être apprécié lors de la reprise des exercices dynamiques, des changements d'appui ou des sports sollicitant fortement cette région. Il vient en complément du programme de rééducation et ne dispense pas de respecter les différentes étapes du retour au sport.
Comment éviter une récidive de pubalgie ?
Après la disparition des douleurs, il est utile de poursuivre une partie du travail de prévention.
- Conserver des exercices de renforcement des adducteurs ;
- Entretenir la force des fessiers et des abdominaux ;
- Augmenter progressivement la charge sportive ;
- Prévoir des journées de récupération ;
- Adapter les entraînements en cas de fatigue importante ;
- Surveiller la réapparition des premiers symptômes ;
- Reprendre rapidement rendez-vous avec le kiné en cas de récidive.
Le programme doit correspondre aux contraintes du sport. Un footballeur devra notamment retrouver sa capacité à sprinter, changer de direction et frapper, tandis qu’un coureur devra reconstruire progressivement son volume de course.